Peintures réalisées par Olivier Garnier, la plupart disponibles à la vente. Voir sur cette page les détails, commentaires et tarifs. N'hésitez pas à le contacter et souvenez-vous de olivier-garnier.com pour accéder à cette galerie.
Mes dernières peintures datant de 2007 ont pour thème des choses aussi variées qu’un groupe de crabes lors d’une marée haute en Bretagne, un couple s’aimant sur la plage ou une énorme pieuvre batifolant dans un fond sous- marin. L’envie vient en peignant…. Expliquer pourquoi cette activité me procure du plaisir nécessiterait beaucoup plus que ces quelques pages censées seulement raconter ma biographie… J’ai commencé à peindre aux Beaux Arts de Nancy pendant deux ans puis à ceux de Paris pendant à peine six mois.
Lorsqu’on commence à peindre, on ne sait pas trop souvent où donner de la tête et du pinceau .Comme beaucoup de mes collègues des Beaux Arts, j’ai lorgné honteusement vers mes illustres prédécesseurs. A l’époque, coup de chance, on encensait des peintres comme Crémonini , Bacon ou Vélicovick ; on peut trouver pire comme modèles.
En 1999, j’ai commencé la série des « publicitaires imaginaires ». Dans ces fausses pubs, je ne cherchais pas à dénoncer la société de consommation comme aurait pu le faire une œuvre du Pop Art mais à répertorier des images qui m’avaient marqué. Des images qui ne m’étaient pas personnelles n’appartenant pas à mon vécu, à proprement parler mais qui, malgré tout pour d’obscures raisons s’étaient imprimées en moi. Elles m’avaient été données, soit par le biais de la télévision du cinéma ou par l’une des innombrables bandes dessinées dont j’étais friand. Certaines de ces images liées à un événement médiatisé ( une série ou un film emblématique) pouvaient être reconnaissables par d’autres personnes. Elles appartenaient donc à une mémoire collective. Beaucoup de ces images étaient remontées du très fond de mon inconscient comme des bulles d’une eau gazeuse regagnant la surface d’un verre.
La composition des publicités imaginaires se résumait à une juxtaposition, un fourre tout de petits évènements.Elle ne devait rien raconter au départ mais finalement chacune exprimait quelque chose par simples associations d’images. D’un point de vue technique, j’ai utilisé des couleurs fluorescentes, vinylique Flash, associées avec de la peinture acrylique Lascaux en tube.
Puis en 2000- 2001, j’ai peint avec des pigments acryliques (couleurs Leroux) et sur des formats de plus en plus grands.Au début les sujets étaient très classiques. Je peignais en extérieur (mon jardin, mes enfants) ou des thèmes qui se voulaient plus graves. Je voulais m’éloigner de la soi disante superficialité des publicités imaginaires pour pénétrer dans la grande peinture, celle toute proportion gardée de mes maîtres : Picasso Matisse Cézanne ; une peinture qui exige beaucoup de courage et de profondeur d’âme.
Je ne crois pas avoir déjà peint avec des idées novatrices ni encore moins posséder de profondeur d’âme. Je me considère malheureusement comme une personne superficielle animée par l’esprit d’un plaisantin. Durant cette période, je me suis attelé à quelques tableaux plus complexes techniquement.
Fin 2001, j’ai retrouvé un imaginaire plus léger. .J’ai peint des scènes absurdes qui me parlaient mais qui ne sont pas près d’être rangées dans un style académique ! Une peinture figurative plutôt originale. C’étaient des petites histoires mises sur toile, chargées d’ironie. Au niveau du style, de peinture, cela aurait pu donner un air de ressemblance avec celui d’un Magritte (toute proportion gardée !) qui se serait essayé à peindre une idée sortie du cerveau de l’un des Monthy-Python.
En 2004-2005 je me suis arrêté de peindre pour réaliser l’écriture d’un roman.
En 2006, j’ai repris la peinture.Tout s’est déclenché après qu’un acheteur se soit intéressé à un tableau que je jugeais indigne d’être vendu en l’état. J’ai donc repris les pinceaux pour le terminer. Cela m’a permis d’enchaîner à un bon rythme d’autres tableaux et de redémarrer la peinture. Un besoin dans ma peinture de matière pointe depuis quelque temps son nez. Cette envie est venue sûrement après avoir vu un livre des peintures de Barcelo et les toiles exécutées tout en matière du Courbet exilé en Suisse.
L’envie vient en peignant….
Expliquer pourquoi cette activité me procure du plaisir nécessiterait beaucoup plus que ces quelques pages censées seulement raconter ma biographie…
J’ai commencé à peindre aux Beaux Arts de Nancy pendant deux ans puis à ceux de Paris pendant à peine six mois.
Lorsqu’on commence à peindre, on ne sait pas trop souvent où donner de la tête et du pinceau .Comme beaucoup de mes collègues des Beaux Arts, j’ai lorgné honteusement vers mes illustres prédécesseurs. A l’époque, coup de chance, on encensait des peintres comme Crémonini , Bacon ou Vélicovick ; on peut trouver pire comme modèles.
En 1999, j’ai commencé la série des « publicitaires imaginaires ». Dans ces fausses pubs, je ne cherchais pas à dénoncer la société de consommation comme aurait pu le faire une œuvre du Pop Art mais à répertorier des images qui m’avaient marqué. Des images qui ne m’étaient pas personnelles n’appartenant pas à mon vécu, à proprement parler mais qui, malgré tout pour d’obscures raisons s’étaient imprimées en moi.
Elles m’avaient été données, soit par le biais de la télévision du cinéma ou par l’une des innombrables bandes dessinées dont j’étais friand. Certaines de ces images liées à un événement médiatisé ( une série ou un film emblématique) pouvaient être reconnaissables par d’autres personnes. Elles appartenaient donc à une mémoire collective. Beaucoup de ces images étaient remontées du très fond de mon inconscient comme des bulles d’une eau gazeuse regagnant la surface d’un verre.
La composition des publicités imaginaires se résumait à une juxtaposition, un fourre tout de petits évènements.Elle ne devait rien raconter au départ mais finalement chacune exprimait quelque chose par simples associations d’images. D’un point de vue technique, j’ai utilisé des couleurs fluorescentes, vinylique Flash, associées avec de la peinture acrylique Lascaux en tube.
Puis en 2000- 2001, j’ai peint avec des pigments acryliques (couleurs Leroux) et sur des formats de plus en plus grands.Au début les sujets étaient très classiques. Je peignais en extérieur (mon jardin, mes enfants) ou des thèmes qui se voulaient plus graves. Je voulais m’éloigner de la soi disante superficialité des publicités imaginaires pour pénétrer dans la grande peinture, celle toute proportion gardée de mes maîtres : Picasso Matisse Cézanne ; une peinture qui exige beaucoup de courage et de profondeur d’âme.
Je ne crois pas avoir déjà peint avec des idées novatrices ni encore moins posséder de profondeur d’âme. Je me considère malheureusement comme une personne superficielle animée par l’esprit d’un plaisantin. Durant cette période, je me suis attelé à quelques tableaux plus complexes techniquement.
Fin 2001, j’ai retrouvé un imaginaire plus léger. .J’ai peint des scènes absurdes qui me parlaient mais qui ne sont pas près d’être rangées dans un style académique ! Une peinture figurative plutôt originale. C’étaient des petites histoires mises sur toile, chargées d’ironie. Au niveau du style, de peinture, cela aurait pu donner un air de ressemblance avec celui d’un Magritte (toute proportion gardée !) qui se serait essayé à peindre une idée sortie du cerveau de l’un des Monthy-Python.
En 2004-2005 je me suis arrêté de peindre pour réaliser l’écriture d’un roman.
En 2006, j’ai repris la peinture.Tout s’est déclenché après qu’un acheteur se soit intéressé à un tableau que je jugeais indigne d’être vendu en l’état. J’ai donc repris les pinceaux pour le terminer. Cela m’a permis d’enchaîner à un bon rythme d’autres tableaux et de redémarrer la peinture.
Un besoin dans ma peinture de matière pointe depuis quelque temps son nez. Cette envie est venue sûrement après avoir vu un livre des peintures de Barcelo et les toiles exécutées tout en matière du Courbet exilé en Suisse.
Voilà où j’en suis…
Olivier Garnier
Décembre 2007